(Portrait de Jean-François Marmontel par Charles-Etienne Gaucher)

 

Jean-François Marmontel, né le 11 juillet 1723 à Bort-les-Orgues (Corrèze) et mort le 31 décembre 1799 à Habloville  (Orne) et enterré à Saint-Aubin-sur-Gaillon (Eure), est un encyclopédiste, historien, conteur, romancier, grammairien et poète, dramaturge et philosophe français. Proche de Voltaire et ennemi de Rousseau, il connut une grande notoriété à la cour de France et dans toute l’Europe.

Né dans une famille pauvre, il est élevé par les Jésuites : de 1734 à 1738, il suit des études au collège de Mauriac [devenu depuis le lycée polyvalent de Mauriac]. Il parvient à faire sa philosophie au collège de Clermont-Ferrand de 1738 à 1740. Il s’installe ensuite à Toulouse en 1741, où il poursuit sa philosophie chez les Jésuites.

Il se lie d’amitié avec Voltaire après avoir une première fois perdu au concours de l’Académie des Arts Floraux. Après plusieurs essais, il remporte le prix de l’Académie avec son poème l'Églogue en 1744. Il envisage alors de s’inscrire à une faculté de théologie, mais Voltaire lui conseille de venir à Paris.

Il tente de lancer un journal L'Observateur littéraire qui ne possède que huit numéros, mais l’Académie française lui décerne tout de même son prix de poésie en 1746, ce qui le sauvera de la pauvreté.

Il compose ensuite quelques tragédies, dont Denys le tyran en 1748, qui a un grand succès, Aristomène l’année suivante et qui a également un grand succès. En revanche, les trois pièces suivantes Cléopâtre, Les Héraclides et Egyptus n’ont pas de succès, ce qui fait renoncer Marmontel à la tragédie.

Sa fréquentation des salons lui permet de rencontrer entre autre Diderot, Rousseau et d'Alembert et de participer à la rédaction de L'Encyclopédie entre 1753 et 1756. Il obtient la protection de Mme de Pompadour et publie en 1761 ses Contes moraux qui sont son œuvre la plus connue, il se lance dans une tournée des salons et son œuvre est traduite dans plusieurs langues. Il est emprisonné onze jours à la Bastille pour ses opinions.

Le 24 novembre 1763, il est élu à l’Académie française et loge désormais à Versailles. En 1767, il publie son roman Bélisaire qui est censuré par la Sorbonne, car il vante la tolérance religieuse. Cette censure et ces condamnations ne font que contribuer au succès de l’ouvrage, que défendent les Philosophes.

Il est nommé historiographe de France en 1772.

Il se marie en 1777 avec Marie-Adélaïde Leyrin de Montigny (1759-1812) dont il aura cinq fils.

Il publie en 1778, Les Incas, un roman qui dénonce l’esclavage. A la mort de D'Alembert il devient le secrétaire perpétuel de l’Académie française. Au début de la Révolution française, il participe à la rédaction des cahiers de doléances.

En 1796, il devient membre associé de l'Institut de France, l'année suivante, il devient député et échappe à la déportation (bien que suspecté d'être royaliste).

Il meurt dans la nuit du 30 au 31 décembre 1799 à Saint-Aubin-sur-Gaillon d’une attaque d’apoplexie. 

 

(D'après les sites Wikipedia et Le Figaro)